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lundi 11 novembre 2024

Juste Après un grand moment d'émotion...

2002 : Jean-Jacques Goldman fait ce qui sera sa dernière tournée... Il entame un titre inspiré d'un documentaire vu au milieu de la nuit à la télévision et qui parle d'une femme blanche travaillant dans un dispensaire au Zaïre, une femme qui vient d'en accoucher une autre mais dont l'enfant ne respire pas. Pour tenter de le réanimer, elle le frappe, le secoue, l'attrape par les pieds, le gifle... Puis l'enfant finit par cligner des yeux, les ouvrir comme tout autre enfant venant au monde. On a presque l'impression que c'est un moment comme un autre pour cette femme. Goldman s'interroge alors sur ce qui a bien pu se passer pour cette héroïne du quotidien... juste après...

Cependant, ce titre n'est pas nouveau : il a été enregistré en 1993 et est sorti sur l'album Rouge, ce fameux album dont on entend régulièrement le titre éponyme à chaque début d'émission de Taratata puisqu'une partie guitare de ce titre en est le générique. Juste Après a également déjà été joué en concert, justement en diffusant d'abord les fameuses images de cette réanimation.



Tout amateur de Fredericks Goldman Jones connait très bien cette chanson... ses arrangements, son son, ses paroles... Quand on entend JJG chanter :

A-t-elle écrit une lettre ?

On sait très bien que derrière, c'est le gallois Michael Jones qui va poursuivre par :

Fini un bouquin peut-être ?

Et que l'américaine Carole Fredericks finira par :

Une cigarette ?

Bien sûr, en concert, les chansons sont souvent ré-arrangées : les sons ne sont plus les mêmes, les voix pas toujours placées de la même façons... Par exemple, Goldman s'est déjà amusé à donner à une chanson un style flamenco qui n'existait pas du tout sur la version studio (Peurs - tournée "Sur scène"). Souvent des intros sont complètement réinventées de sortes que le spectateur se demande pendant un long moment à quel moment il va pouvoir reconnaître la chanson qui suit...

Cependant, en 2002, lors de la tournée "Un tour ensemble", Carole Fredericks est décédée depuis un an et quand JJG et Michael Jones entament Juste Après, tout est parfaitement fidèle ou en tout cas très proche de la version studio. Aussi, arrive ce moment où Goldman s'interroge...

A-t-elle écrit une lettre ?

Michael Jones poursuit :

Fini un bouquin peut-être ?

A ce moment, le spectateur sait que c'est Carole qui doit intervenir mais que ce n'est pas possible puisqu'elle est décédée un an plus tôt... Il y a un petit côté perturbant... que va-t'il se passer ? Quand tout à coup, l'émotion opère pendant une minute !!!

J'ai vécu deux grands moment lors des concerts de Goldman : le premier lors de la tournée Rouge, lorsqu'au beau milieu de la chanson Il suffira d'un signe, apparaissent d'un seul coup les chœurs de l'ex-armée rouge et celui-ci. A chaque fois que j'écoute ces moments, j'ai presque encore systématiquement la chair de poule.


Jean-Jacques Goldman - Juste après (2002 - lien direct)

vendredi 16 juillet 2021

J'allais pas au concert pour ça... - Mon pire ennemi à moi !

1er septembre 1999... Alors que je travaillais en région parisienne, on avait décidé depuis quelques semaines avec deux ou trois collègues d'assister au concert de The Offspring au Zénith. Ce n'était pas un groupe dont j'étais fan mais ils venaient de sortir l'album Americana et enchainaient quelques tubes très sympas, bien rythmés qui laissaient présager un excellent moment pour ce concert.

A l'époque, le pantalon et la chemise étaient quasiment obligatoires au travail et après une bonne journée de travail, on quitte le bureau pour aller prendre le RER à la gare d'Arcueil-Cachan direction Chatelet-Les Halles pour un changement direction le Zénith en métro. Il faisait très beau... peut-être un peu trop d'ailleurs car il faisait chaud et autant vous dire qu'avec la chaleur et l'effort à fournir pour les 200 derniers mètres avant la gare avec un dénivelé positif non négligeable, la chemise donnait déjà l'impression que je m'étais pris un seau d'eau sur la tête après seulement quelques minutes de RER.

RER Arcueil - Cachan (source : site de la ville de Cachan)

Arrivés au Zénith, nous sommes gatés : 2 premières parties... Lit puis Silverchair.
Nous sommes arrivés juste à temps pour voir le premier groupe et nous sommes donc tout au fond de la fosse. Les collègues les plus fans de musiques rock tentent de partir se placer plus en avant mais il fait déjà suffisamment chaud pour ne pas aller plus en avant où les gens dansent des pogos de malades serrés les uns contre les autres. D'ailleurs, certains arrivent à s'extirper de cette masse pour aller satisfaire un besoin naturel ou s'acheter une bière et quand ils passent à côté de nous, dégoulinants, autant dire qu'ils ne sentent pas la rose. Heureusement que la copine d'un collègue est là : son parfum sent très bon ; je ne sais pas comment elle fait mais c'est toujours plus agréable.

Quand The Offspring arrive sur scène, je m'attendais au traditionnel mouvement de foule où tout le monde se serre et avance de quelques mètres pour voir encore mieux leur artiste ; on avance bien un peu mais seulement un mètre ou deux... et il fait une telle chaleur que ce n'est finalement pas plus mal ainsi.

Les chansons s'enchaînent dans une ambiance extraordinaire, les musiques toutes plus rythmées donnent envie de bouger/danser et forcément, la chaleur fait son œuvre et après une dizaine de titres, le chanteur s'éloigne puis revient sur scène avec un casque de pompier et une lance... Alors qu'on était presque au fond de la fosse et qu'on pensait qu'on était déjà très serrés les uns contre les autres, la foule se presse vers l'avant de la salle et on se retrouve quasiment au milieu de la fosse, le truc qui semblait pourtant impossible ; le chanteur ouvre sa lance et asperge la fosse.

Bref, c'était un concert dont je garde un excellent souvenir... Le retour, toujours en transports en commun s'est fait avec la chemise complètement déboutonnée laissant apparaitre quelques bourrelets... quoi de plus normal dans les transports parisiens début septembre ? (la fin de la semaine sera moins joyeuse puisque j'apprendrai le décès de mon grand-père dès le lendemain matin, les obsèques ayant lieu le week-end suivant)

Mais revenons au concert... Je n'ai pour le moment qu'évoqué les premières parties... il y a celles dont on espère une seule chose, c'est que ça se termine vite... et il y a la première partie du jour, un groupe inconnu à l'époque, Lit, un groupe californien, comme The Offspring. Le groupe avait déjà une dizaine d'années d'existence et s'est fait une petite notoriété cette année là aux Etats-Unis avec l'album A place in the sun. Ils ont accompagné The Offspring en tournée mais aussi Garbage et No Doubt. On a un peu entendu le groupe en France sur certaines radios rocks mais sans gros succès. On les retrouve en 2000 dans la bande originale de Titan A.E.. Leur musique était pourtant une assez bonne découverte et voici un des titres qu'ils ont interprété ce jour là. 

Lit - My own worst enemy (1999)

lundi 18 janvier 2021

Je n'allais pas au concert pour ça... Place d'orchestre

Quand on va voir un concert, il y a souvent une (ou plusieurs) premières parties... parfois elles sont assez décevantes, parfois ce sont de bons moments passés avant le plat de résistance et parfois, ce sont de très bonnes surprises.

2004... je suis muté en région parisienne et pendant 3 mois, je n'ai pas de logement. On m'affecte une mission chez un célèbre constructeur automobile et je squatte chez des amis ou en famille, par exemple chez une tante qui me fait écouter une chanson d'Yves Duteil le jour de mon anniversaire (petit indice pour trouver l'âge du capitaine).

Je profite largement de ne pas avoir de chez moi pour abuser de la fête du cinéma puis au début de l'été, du passage de Tarmac, le groupe de Gaëtan Roussel, au festival FNAC Indétendances qui a lieu à Paris-Plages... Bien entendu, en attendant le passage de Tarmac en fin de journée, d'autres groupes se succèdent

Un présentateur vient nous présenter chaque groupe et en particulier, un groupe britannique formé en 1998 autour d'un chanteur qui fera fondre le cœur des demoiselles selon le présentateur. Très franchement, j'espère être plus séduit par la musique que par le chanteur et présenté ainsi je prends un peu peur... et pourtant, mes craintes s'envolent très vite et je profite d'une musique entrainante, la mélodie me restant en mémoire de longs jours.

Leur album The Servant portent le nom du groupe qui tire lui-même son nom d'un film de 1963 de Joseph Losey (film adapté d'un roman de Robin Maugham, neveu de William Somerset Maugham dont j'ai déjà parlé sur ce blog : décidément, le monde est petit !). C'est un des albums que j'aurais le plus écouté cette année là lors de mes trajets entre mon nouveau domicile et mon travail (3h par jour, ça me laissait du temps pour écouter de la musique).

L'album connaîtra le succès principalement en France et en Italie, tout comme l'album suivant qui sortira en 2007, un an avant leur séparation, le chanteur Dan Black souhaitant faire une carrière solo.

Deux titres seront classés dans les meilleures ventes : Liquefy et le titre du jour, Orchestra.

The Servant - Orchestra