Vous souvenez-vous des génériques de dessins animés interprétés par Lionel Leroy ? Oui ? Non ? Mais surtout, qui est Lionel Leroy ?
En réalité, Lionel Leroy n'existe pas... il s'agit d'une marque déposée par Saban Records et correspond à plusieurs artistes mais la plupart du temps, il s'agissait de Yves Martin, ex-mari de Sheila, né le 15 février 1956 et décédé cette semaine.
Alors pour saluer cet artiste, je vous propose un petit extrait de ses meilleurs génériques (pas que ceux de dessins animés d'ailleurs...)
Yves Martin a également chanté des titres sous son nom. Je vous aurais bien proposé "Le vampire amoureux" mais je n'en ai pas trouvé de vidéo... Vous pouvez cependant l'écouter sur ce site.
Et si on célébrait tout simplement l'été, sans chichi, sans blabla...
Voici un titre d'un artiste exceptionnel, originaire de Pézenas et déjà présenté dans un article du mois de septembre : Boby Lapointe... accompagnée pour l'occasion de la fée Janine de Waleyne (qui est également celle qui joue des ondes Martenot sur ce morceau).
Avec mes occupations, voilà bientôt 2 mois que je n'avais pas pris le temps d'écrire un article !
Aujourd'hui, Nicole Lapointe fête ses 85 ans (ou 77 selon les sources) alors qu'elle est entrée ce week-end directement à la première place du TOP 50 de la radio Bide & Musiques... grâce à moi ! (si, si... mais je ne vous dirais pas comment).
C'est donc le moment idéal pour vous présenter son titre remis au goût du jour il y a 4 ans par Bon Entendeur, un collectif musical français. Le collectif a fait un remix qui n'est finalement que le morceau original accéléré sur lequel ils ont ajouté quelques effets de percussion. En temps normal, je n'aime pas les reprises qui n'apportent rien ou pas grand chose au titre original, voire qui le massacrent mais dans le cas de Bon Entendeur, ils nous offrent l'occasion de ressortir des tiroirs un titre qui serait probablement resté oublié s'ils ne l'avaient pas fait... alors on les excuse ?
Nicole Lapointe se faisait appeler Isabelle Pierre quand elle chantait et est également illustratrice et auteur de bande dessinée.
Le titre du jour est "Le temps est bon" et je vous donne la possibilité de le comparer avec la version de Bon Entendeur...
Isabelle Pierre - Le temps est bon (1972)
Bon entendeur vs Isabelle Pierre - Le temps est bon (2017)
Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la voix... Cette journée ne concerne pas spécifiquement la chanson mais j'avais envie de parler de voix... juste ou non.
Je ne vais pas parler de voix simplement dans la chanson actuelle : c'est tout simplement une horreur, 90% de la production hip-hop et R&B utilise l'autotune : facile à reconnaître, ce sont toutes ces chansons dont les interprètes semblent avoir une voix robotisée. Une des premières à avoir utilisé l'autotune est Cher à qui ont ne peut pas reprocher de chanter faux mais elle ne l'a fait qu'une fois pour donner un style à son album. A part pour donner un style ponctuellement sur un titre, je ne comprends d'ailleurs pas qu'on puisse l'accepter en tant qu'auditeur et que les artistes autotunés puissent obtenir des récompenses ou même n'être que cités aux Victoires de la Musique ou tout autre événement musical de cet ordre.
Aujourd'hui, l'utilisation de l'autotune est quasi systématique dans la production de certains styles musicaux et ce n'est pas toujours agréable à l'oreille. Le principe est d'analyser le son et de le corriger selon certains modèles physiques. A la base, ce système a été inventé par Andy Hildebrand, un ingénieur américain travaillant dans l'industrie pétrolière (Exxon), et qui a mis au point un système d'analyse des sols pour détecter des secousses sismiques. Adapté au monde de la chanson, c'est devenu l'autotune.
Juliette Nourredine est une artiste française, lauréate de Victoires de la musique en 1997 et 2006, d'abord comme révélation féminine puis comme artiste interprète féminine et une chose est sûre : elle n'a pas besoin de l'autotune...
En 2008, elle sort son album "Bijoux & babioles" contenant une chanson dans laquelle elle ironise sur ces chanteurs qui chantent faux et qu'on applaudit en serrant les dents. Son but ? Nous inciter à chanter sans retenue, on ne fera de toutes façons pas aussi mauvais que certains de ces faussets.
Vous noterez quand même qu'elle évoque dans cette chanson, Casseroles & faussets, une milliardaire américaine qui voulait chanter de l'opéra... Elle évoque là Florence Foster Jenkins dont je vous mets un titre après celui de Juliette pour bien expliquer la situation... mais promis, je ne vous oblige pas à l'écouter entièrement !
On apprend aujourd'hui le décès de Patrick Juvet... j'avais depuis quelques temps dans ma besace un titre de lui à vous proposer : c'est l'occasion de vous le présenter.
L'artiste suisse qui se demandait "où sont les femmes" a chanté de nombreux succès comme La musica, Rappelle-toi minette ou encore I love America.
Il en a également écrit pour les autres comme Le lundi au soleil (pour Claude François). D'ailleurs, je vous avait déjà présenté ce titre dans une version anglaise interprétée par Claude François (Monday morning again)
Hé bien !? On remet ça ! On garde la musique, on met de nouvelles paroles... cela donne un titre interprété par le compositeur lui-même, Patrick Juvet : I will be in L.A.
Aujourd'hui, j'essaie de faire vite un nouvel article avant le mois d'Avril : j'ai été très occupé en ce mois de mars et ai un peu délaissé ce blog... Voici donc le deuxième article du mois et le titre dont je vais vous parler n'entre dans aucun des thèmes que j'aborde habituellement. C'est donc un inclassable. Pire, j'ai tellement peu d'informations sur le groupe qui interprète ce titre que je vais devoir faire court !
Jorunn, Annelies et Nathalie (qui a remplacé Soetkin) sont des chanteuses belges originaire de la province d'Anvers. Elles montent le groupe Laïs en 1996 et sortent leur premier album en 1998.
Elles chantent d'habitude des chansons en vieux flamand, en français, suédois, latin, généralement des chants traditionnels européens.
La chanson du jour est tirée de leur deuxième album sorti en 2003. Il s'agit d'une chanson traditionnelle en français dont voici une vieille version.
Ce titre a également été repris par le groupe Blanc Bleu en 1973, groupe qui comptait dans ses rangs un jeune chanteur de 21 ans nommé Daniel Balavoine. Vous pouvez écouter ce titre sur le site de Bide & Musique.
Il existe de nombreuses versions en France, au Québec, en Belgique, ... mais l'origine de la version chantée par Laïs semble trouver son origine dans mon département d'origine, l'Allier. Un auditeur de Bide & Musique m'expliquait ceci :
Effectivement, il y a de nombreuses versions de cette chanson traditionnelle dans le monde francophone, mais cette version en particulier a été collectée par la musicologue Marguerite Gauthier-Villars auprès d'une madame Pouzin qui vivait au village de Chapeau, près de Moulins vers 1935.
Ses recherches n'ayant jamais été publiées de son vivant, ce n'est qu'en 1995 que le chercheur Frédéric Paris a retrouvé la transcription de la mélodie et des paroles, et les a publiées dans l'ouvrage collectif "Anthologie de la chanson française" (Albin Michel, 1995).
L'Anthologie" étant devenue une référence pour les groupes folk, beaucoup de formations, comme Laïs, puisent volontiers dedans.
La reprise de ce titre par Laïs est un mélange de sonorités modernes avec toutefois de vieux instruments (je ne suis pas un expert mais je dirais qu'il y a une vielle) et des voix polyphoniques que je vous laisse savourer...
Il y a certains styles de musiques qui ne sont pas du tout ma tasse de thé... par exemple, je ne suis pas fan de Nana Mouskouri ni de musique brésilienne... Et si j'entends Nana chanter "Quand tu chantes", j'imagine tout de suite Nana en train de vaporiser du désodorisant...
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La chanson "Quand tu chantes" de Nana Mouskouri est sortie en 1976 sur des paroles de Pierre Delanoé.
Les paroles justement... Nana répète 43 fois "Quand tu chantes" (ponctués par 23 "ça va") et beaucoup de répétitions ("pour des joies futiles, pour des joies futiles", "et pour l'impossible, et pour l'impossible", "plus mélancoliques, plus mélancoliques", ...)
Au niveau du refrain, les paroles ne sont pas très cohérentes :
Quand tu chantes même si ça ne va pas,
...
Quand tu chantes ça va...
Ben... faudrait savoir... ça va ou ça ne va pas ?
Le problème, c'est qu'à cette époque, les chansons ne voyageaient pas aussi vite qu'aujourd'hui et de très très nombreuses chansons en France étaient en fait reprises et adaptées de succès internationaux : beaucoup de titres venaient d'Amérique, un bon nombre de succès étaient d'origine italienne mais pour la chanson de Nana, c'est au Brésil qu'il faut aller chercher la version originale, chanson de 1974... et quand le chanteur dit ...
O samba-canção e o samba rasgado
Cantem o samba de breque
O samba moderno e o samba quadrado
..., il énumère en fait des styles de samba : "Chantez la samba de roda, La samba-canção et la samba rasgado, Chantez la samba de breque, La samba moderne et le quadrado de la samba". Alors forcément, tous ces styles de samba, ça ne nous parle pas trop alors Pierre Delanoé ne pouvait pas vraiment faire une traduction... alors il a adapté le texte mais à mon humble avis, sans trop se fatiguer.
Le titre de la chanson est "Canta, canta minha gente" (Chante, chante, mon peuple) et non seulement le "gimmick" (ce n'est pas forcément le bon terme) n'y est répété que 20 fois seulement mais je le trouve très agréable à écouter : Que a vida vai melhorar (que la vie va s'améliorer).
Outre ce "gimmick", je trouve la voix du chanteur absolument envoutante. Bref, tout est magnifique dans ce titre.
Alors, pour quelqu'un qui n'est pas fan de musique brésilienne, je vous propose ce titre magnifique aujourd'hui dans une version que j'ai trouvée sur YouTube et qui me semble assez récente (entre 2010 et 2017). Cet enregistrement sort probablement d'une émission de variétés de 2013 où l'invité principal était Martinho da Vila (qui a aujourd'hui 83 ans) qui avait également invité d'autres chanteurs, venus interpréter chacun ses chansons, et qu'ils avaient tous chanté ensemble un de ses titres les plus connus : tout le monde semble en tout cas très heureux de chanter cette chanson et de se dire que a vida vai melhorar (que la vie va s'améliorer).